Volkmar

Nombre de messages: 8471 Age: 17 Empire: EcureuilLand Alliance: Ta Daaa!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! (enfin!) Race: Polymorphe/Lazy/Ecureuil Powâââ!!! Date d'inscription: 20/02/2008
 | Sujet: La déception, n''est qu''un chemin sur la voie... [part.2] Dim 17 Mai - 22:07 | |
| Ici, la tranquilité...Volkmar était allongé dans l'herbe, le regard vers les étoiles..Rhys était assis, à côté de lui, en tailleur... attendant que le phytomorphe lui adresse la parole..Mais il semblait décidé à ne plus bouger pour un moment.Le vieil homme, pour autant, n'osait pas se relever, et patientait, perdu dans ses songes.Par ailleurs, il n'était pas mal, ici, et d'un côté, il se disait que cette rencontre était peut-être moins fortuite que prévu.Par habitude, il chercha une étoile connue dans le ciel.Rien.Jamais plus, il le savait, il ne verrait les étoiles comme avant, et la constellation d'Illia, de toutes les étoiles, d'un autre ciel aujourd'hui disparu, était celle qui lui manquait le plus.Elle avait symbolisé, dans un autre temps, un autre lieu, l'espoir du renouveau, et de l'avenir..Qu'allait-il bien dire à la loque étendue auprès de lui, lorsqu'elle daignerait reprendre contact?Soudain, une voix s'éleva, fredonnant..."Claque les doigtsTombent les rois.La vie n'est pas ce que l'on croit,Si l'on cherche encore à prendre Troie.Que m'importent les puissantsQuand je me vautre dans l'étangDe corruption, d'immoralité, d'aveuglement,Porté des origines, par le tempsEt qu'ils ont répandu, avides,de sang, de pouvoir, leurs âmes videsn'ont plus une chance, leur coeurs arides,sont racornis, rongés d'acide."Volkmar se releva, s'assit, les yeux fermés, face au vieillard, la tête dodelinant, de droite, de gauche.Il avait changé, avait perdu son apparence humaine.Il reprenait peu à peu, dans ce lieu solitaire, son apparence ancestrâle, celle de sa naissance.La polymorphie est une bénédiction, autant qu'une malédiction, quand on s'y est enfermé.Ce soir, il sentait refluer le flot des autres, malgré leur griffes aiguisées, leurs dents aiguës..."Laisse moi encore, courir entre les arbres,Ces troncs morts et leurs ombres macabres;D'antiques souvenirs de ma sombre jeunesse, Pluies de larmes à mourir, en brouillards de tristesse,""J'y maniais, jadis, le sabre, contre un matadoreAu visage de marbre, De l'aube jusqu'à l'aurore.Insouscient, dans la liesse, j'ai piétiné les ridesDes sages, de la vieillesse qui me passaient la bride.""Je ne regrette pas, l'ivresse, la rebellion; Il n'y avait qu'un pas, pour échapper au lion, La frontière que j'ai franchie, tel l'antique usurpateur,""Mais j'aurais tant aimé, ne jamais voir ce fleuve:Au delà ont coulé, trop de larmes de veuves,Et les miennes ont tari, la pureté de mon coeur.""Ne suit pas ce chemin, fuit, toujours plus loin...Si tu n'y as pas de frein..."Volkmar ouvrit un regard vide sur le monde, aveugle encore à toute autre existence, fors la sienne.Ce furent les autres, qui le rappelèrent au monde.Ce qu'il pouvait les haïr!Mais ils étaient lui, aussi, maintenant...Il n'aurait pu oser le nier.L'étincelle dans ses yeux s'alluma, redevenu sapiens, végétal évolué, et se fixa sur Rhys.Sa main se porta à l'étui de l'automatique..."Alors, qui es-tu, petit père?" |
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